Notre Production

Vous avez envie d’en savoir un peu plus sur notre manière de produire ? C’est par ici !

La Production Fruitière Intégrée

Cultiver des fruits en Production Fruitière Intégrée (PFI), c’est utiliser et respecter tous les alliés de la nature afin de limiter l’utilisation des produits chimiques. En progressant régulièrement dans cette démarche, nous arrivons aujourd’hui à ne faire aucun traitement chimique durant 120 à 150 jours avant la récolte des pommes. Elles ne contiennent pas de résidus.

La logique de la Production Fruitière Intégrée commence dès la plantation, en recherchant un équilibre en amont (variétés tolérantes ou résistances aux maladies, peu d’azote pour éviter l’excès de croissance donc les attaques de pucerons…)

Elle se poursuit tout au long du cycle de production où nous devons allier plusieurs méthodes pour arriver à un résultat satisfaisant, dans le cadre d’une lutte biologique : introduire et favoriser les insectes auxiliaires, agir en prévention avec des barrières physiques (ex : filets, argiles)…

Exemples de méthodes que nous utilisons, autorisées en Agriculture Biologique :

  • Pour les maladies de conservation, nous utilisons en alternance un mélange d’argiles (laissant parfois des traces blanches sur les fruits) et des huiles essentielles. Ces argiles sont aussi utilisées en été contre les coups de soleil en période de canicule.
  • Pour lutter contre le carpocapse (le papillon dont les larves sont le ver de la pomme),
    • nous utilisons la méthode de la confusion sexuelle au printemps. Des capsules installées dans les arbres diffusent la phéromone femelle du papillon, gênant ainsi les mâles qui ne les retrouvent pas et ne s’accouplent pas. Pas d’accouplement, pas de reproduction du carpocapse !
    • en complément, nous utilisons des auxiliaires, ici des nématodes (parasites des larves de carpocapse) en automne. Cela nous permet de diminuer la population de l’année suivante.
    • enfin, nous avons installé sur le nouveau verger des filets de protection qui limitent l’entrée des papillons dans le champ. Ces filets sont dépliés au printemps et en place toute la saison, repliés à l’automne. Ils servent aussi de protection contre la grêle ! Mais tous nos vergers ne sont pas encore équipés…
  • Autre défi à relever, les contaminations tavelure. Il s’agit d’un champignon dont les spores vont d’abord contaminer les feuilles (à chaque pluie) puis les fruits (et affecter leur conservation). Pour limiter cela, nous utilisons en préventif du soufre et du cuivre avant chaque pluie entre mars et fin mai et dans une quantité limitée.
  • Enfin, pour lutter contres les populations de pucerons,
    • la première méthode reste la prévention. L’idéal est de ne pas favoriser la croissance des arbres (les pucerons adorent les nouvelles pousses), nous limitons donc l’apport d’azote.
    • Au cours du cycle, nous utilisons des huiles paraffiniques pour étouffer l’éclosions des oeufs et limiter la prolifération de la population au cours de la saison. Au printemps, nous utilisons un produit à base d’huile de neem (extrait des fruits du margousier).
  • Pour lutter contre les acariens, nous utilisons des auxiliaires. Ce sont des acariens mangeurs d’acariens (Typhlodromes Pyri) et nous les préservons en ne faisant pas d’insecticide chimique.

En résumé

La production de fruits reste une production compliquée : un verger s’installe pour 20 ans au même endroit. Il devient alors un éco-système à lui seul ! Et le cycle annuel des pommes est long : il se passe beaucoup de choses entre février (les premiers bourgeons) et octobre (récolte).

Notre défi est de faire avec cet éco-système, favoriser un équilibre où les maladies et les bio-agresseurs ne s’installent pas ou ne prolifèrent pas trop….

Ce qui n’est jamais acquis !

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